mercredi 31 mai 2006

Les érables de Norvège envahissent le Mont-Royal


Très semblable à l'érable à sucre (Acer saccharum), l'érable de Norvège (Acer platanoides) s'en distingue toutefois à l'automne en virant au jaune et à l'ocre. C'est pourquoi la forêt du mont Royal et les rues de Montréal sont si peu colorées en cette saison.

Parc du Mont-Royal, Montréal (octobre 2005)

Le parc du Mont-Royal est un patrimoine naturel et historique très cher au coeur des montréalais(es). Mais la biodiversité de ce riche milieu naturel est menacée de transformation au cours des prochaines années. À l'origine, la forêt qui couvrait le mont Royal était essentiellement composée d’érables à sucre, de caryers et de chênes rouges. Selon, les deniers relevés botaniques réalisés par Jacques Brisson, professeur à l’Institut de recherche en biologie végétale (Université de Montréal), l'érable de Norvège (Acer platanoides), introduit dans les années 60 et 70 pour reboiser certaines parties du parc, pourrait en effet remplacer l'érable à sucre (Acer saccharum) comme espèce dominante à la prochaine génération. Plus résistant à la pollution urbaine et plus prolifique que l'érable à sucre, l'érable de Norvège a aussi été souvent planté en bordure des rues de Montréal et de nombreuses villes du nord est de l'Amérique. En sous bois, il réduit la lumière nécessaire aux autres espèces d'arbres (frênes, érables à sucre, etc.) et à la flore typique d'une érablière (uvulaires, trilles, etc.), et s'étend très rapidement. Selon le botaniste, sa prolifération "pourrait également avoir des répercussions écologiques sur l’ensemble des espèces animales et végétales de la montagne". En Ontario et aux États-unis, l'érable de Norvège est déjà considéré comme une espèce envahissante. Pour préserver le caractère unique du mont Royal, Jacques Brisson recommande à la ville de Montréal de ralentir la progression de cet érable en éradiquant les jeunes pousses et en évitant d'en planter dans les rues voisines du mont Royal.

> Pour en savoir plus, consultez l'article l'hebdomadaire d'information de l'Université de Montréal, Forum Vol. 40 No 31, 29 mai 2006

jeudi 11 mai 2006

samedi 29 avril 2006

Tussilage (Tussilago farfara)

Introduit d'Europe, probablement à la suite de cultures médicinales, le tussilage croit en grandes colonies sur des dans des endroits incultes et humides (talus, lisière de jardins publics, bords des routes, etc.). Ses fleurs apparaissent très tôt au printemps, vers la mi avril, avant les feuilles.

Fleurs du tussilage (Tussilago farfara), Parc du Mont-Royal, Montréal    De Chemineau

dimanche 23 avril 2006

Sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis)


Parc du Mont-Royal, Montréal

Beauté éphémère, la fleur de la Sanguinaire du Canada, Sanguinaria canadensis (Papavéracées), ne dure que 8 à 10 jours très tôt au printemps, et ses pétales ne s'étalent horizontalement que quelques heures le matin en plein soleil. Dans les bois encore dénudés où sévissent des vents cinglants, pétales et fleurs se déploient à la manière d'un déflecteur parabolique pour concentrer les rayons du soleil au niveau de ses pièces reproductrices et ainsi attirer les premiers insectes pollinisateurs du printemps. Plante indigène d'Amérique du Nord, elle doit son nom à la vive coloration rouge du latex de son rhizome. Les autochtones d'Amérique tiraient de ce dernier une belle teinture rouge.

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