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vendredi 16 juin 2017

Invasion du Myriophylle à épi au Parc La Fontaine

Le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum, Haloragaceae) est une plante aquatique vivace envahissante originaire d'Asie et d'Afrique du Nord, très répandue en Amérique du Nord suite à son introduction par les ballasts des navires dans les années 1930. Depuis les années 1960, elle se propage dans les lacs de l'Ontario et du Québec, menaçant la biodiversité... ainsi que l'économie touristique, notamment la pêche récréative et les sports nautiques. Les lacs ne sont pas les seuls à être touchés par cet envahisseur appelé couramment "plante zombie" au Québec. Depuis quelques années, en plein cœur de Montréal, l'Étang du Parc La Fontaine est aussi envahi chaque été par le Myriophylle à épi.

 Tiges de Myriophylle à épi immergées

Le Myriophylle à épi affectionne les eaux chaudes, eutrophes (riches en nutriments) et peu profondes des lacs, mares et étangs, particulièrement ceux affectés par les activités humaines. Il est disséminé principalement par la circulation des bateaux à hélices et des hydravions entre lacs, mais aussi par la sauvagine (oiseaux aquatiques). Il a été probablement introduit dans l'étang du Parc La Fontaine par des canards colverts qui fréquentent régulièrement le plan d'eau.

 Tiges et feuilles de Myriophylle à épis flottantes à la surface de l'eau

Plante à croissance rapide très tôt au printemps, le myriophylle à épi se ramifie abondamment lorsqu'il atteint la surface, entraînant la formation d'herbiers denses et touffus. Ces derniers perturbent l'équilibre écologique du milieu aquatique en éliminant les autres espèces de plantes indigènes et en modifiant ses paramètres physicochimiques (pénétration de la lumière, température, pH, oxygénation, etc.). Le Myriophylle à épi nuit aussi à la reproduction de certaines espèces de poissons comme la truite grise.

Formation d'un tapis végétal dense à la surface de l'eau qui étouffe la flore indigène et nuit à la biodiversité

En 2013, la Ville de Montréal a mené des travaux de recouvrement du fond de l'étang par des bâches (pour limiter la croissance des plantes) et d'aération de l'eau (pour améliorer l'oxygénation). La technique semble peu efficace puisque les myriophylles continuent à envahir l'étang chaque été et à y former de vastes herbiers très denses.
La Ville de Montréal a aussi recours à un engin amphibie, appelé "faucardeur", pour récolter les plantes et algues envahissantes à la surface de l'eau. Toutefois, l'arrachage mécanique des myriophylles à épi pourrait accélérer leur prolifération, car ces plantes se propagent rapidement par bouturage lorsque leur tige est coupée.

Le faucardeur en action sur l'étang
Récolte de myriophylle à épi après une opération de faucardage

Pour en savoir plus:

samedi 27 mai 2017

Trille ondulé (Trillium undulatum)

Le trille ondulé (Trillium undulatum, Liliaceae) affectionne les milieux ombragés et humides des sous bois forestiers. Ses trois pétales blanches à bordure ondulée arborent un un motif en V irisé rouge vif. Le trille ondulé est l'une des quatre espèce de trilles présentes au Québec.

Parc régional de la Forêt Ouareau, secteur du massif

dimanche 21 mai 2017

Réserve du Lac Saint-François

Situé dans le Sud-Ouest du Québec, à la frontière avec l'Ontario, l'État de New-York et le territoire Akwesasne, le lac Saint-François est un élargissement naturel du fleuve Saint-Laurent. En bordure sud du lac, la réserve nationale de faune du Lac-Saint-François est principalement recouverte de marais et marécages, parsemés de canaux et de petites buttes boisées. Elle constitue un refuge privilégié pour de nombreuses espèces d'oiseaux, d'amphibiens, de reptiles et de plantes.

La digue aux aigrettes
La digue ceinture un bassin aménagé par l'homme pour réguler le niveau d'eau et favoriser la reproduction des oiseaux aquatiques: canards, bernaches, grandes aigrettes, grues et échassiers.

Transformé en marais, le bassin est envahi par une végétation aquatique et herbacée composée, entre autres, de typhas (quenouilles), de carex lacustre, de scipres et de sagittaires à grandes feuilles. Le marais fournit des habitats propices à la reproduction de la sauvagine (bernaches, canards).

Bernaches du Canada ou outardes (Branta canadensis)

Le marais est ceinturée par un canal qui assure la circulation d'eau libre.

Ouaouaron (Lithobates catesbeianus)
Le ouaouaron est la plus grosse espèce de grenouille d'Amérique du Nord. Son nom vient du Wendat, une langue iroquoise. Son chant grave imite le beuglement d'un taureau d'où son surnom de "grenouille taureau".

Grenouille léopard (Lithobates pipiens ou Rana pipiens)

Le marécage se distingue du marais par la présence d'arbres et d'arbustes.  

Sur la digue, un sentier gazonné est bordé par divers arbustes comme des aulnes rugueux, des sumacs et des sureaux. 

Instant magique: le vol gracieux d'une grue du Canada au dessus de la digue aux aigrettes (17.04.2016)

 Sur la rive, une hutte construite à fleur d'eau signale la présence probable d'un rat musqué (17.04.2016). En se nourrissant des racines de plantes aquatiques, ce dernier participe à entretenir le marais et à favoriser la circulation d'eau libre en son sein.

La baie aux grenouilles (Pointe-Fraser)
Recouvert d'une végétation herbacée et arbustive dense (quenouilles, aulnes, saules, aubépines), le marécage est irrigué par des canaux et est parsemé de petits îlots boisés. En bordure du marécage, des milieux secs abritent divers arbres caractéristiques de la forêt méridionale du Québec (érables, caryers, frênes, tilleuls, cèdres , noyers cendrés).

Vue panoramique du marais depuis la tour d'observation. L'endroit est propice à l'observation du balbuzard pêcheur, un rapace piscivore.

 Au cœur du marécage arbustif, de petites buttes constituées de moraines glaciaires forment des ilots boisés.
Une passerelle sur pilotis permet de s'aventurer au cœur du marécage. Au bout de la passerelle, le canal se perd dans la végétation arbustive pour rejoindre le ruisseau Fraser, un affluent du fleuve Saint-Laurent (17.04.2016). 

Sous-bois du Trille penché
En bordure du marécage, une forêt de thuyas et de tilleuls constitue un milieu favorable à la présence d'un peuplement de Trille penché.

Rare dans le Sud du Québec, le trille penché (Trillium cernuum, Mélanthiaceae) est une espèce boréale qui affectionne les bois humides soumis aux inondations printanières. Sa fleur blanche est cachée sous le feuillage.
Gros plan sur la fleur dont les 3 pétales sont recourbées ver l'arrière

Rouge à l'extérieur et jaune à l'intérieur, la fleur pendante de l'Ancolie du Canada (Aquilegia canadensis, Renonculaceae) se prolonge en un étroit éperon droit. Son nectar attire les colibris et les papillons. L'Ancolie du Canada pousse aussi bien dans les milieux secs et humides, sablonneux et rocheux.

Bois d'enfer, secteur Piasetski
Plus au sud, le milieu qui est plus sec abrite une érablière à caryers, une forêt typique du sud-ouest du Québec. À la frontière entre le boisé et le marécage s'étend un vaste peuplement de sumac à vernis ou bois d'enfer et de chou puant ou symplocarpe fétide. Au détour d'un sentier, on peut entendre le tambourinement sourd d'une gélinotte huppée.

Le vieil arbre au début du printemps (17.04.2016)

Le sous-bois devient progressivement marécageux comme en témoigne la présence de fougères et de chou puant. Il faut être prudent, car le secteur est infesté de tiques.


Au moi de mai, le chou-puant déploie déjà ses large feuilles vertes. Il est une des premières plantes à fleurir au printemps.

 Fleurs du chou puant plus tôt au printemps (17.04.2016)
Paysage du marécage du bois d'enfer au début du printemps, mi avril (17.04.2016).

Pour en savoir plus: 

mercredi 19 août 2015

Les nénuphars de la bâche

À l'entrée du village de Heyret, une petite mare, nommée la "bâche" en patois creusois, servait autrefois d'abreuvoir pour les bestiaux et de réserve d'eau en cas d'incendie. Son eau sombre, voire noirâtre, est aujourd'hui envahit par de magnifiques nénuphars roses (Nymphaea spp., Nymphéacées).

dimanche 26 octobre 2014

La soie des gousses d'asclépiade

Le fruit de l'asclépiade commune (Asclepias syriaca, Asclépiadaceae) est un follicule en forme de fuseau ou gousse qui contient une centaine de graines. À l'automne, la gousse mure devient sèche, se craquèle et s'ouvre pour laisser sortir les petites graines dotées de longs fils soyeux et fins qui ressemblent à du coton ou de la soie.
Cette fibre douce, soyeuse, chaude, absorbante et imperméable qui peut être tissée suscite l'intérêt récent des industriels du textile (Agence Science-Presse, 13.08.2013; Radio-Canada, 20.10.2014). Hydrophobe et oliofuge, elle pourrait aussi servir à absorber les hydrocarbures lors des déversements pétroliers accidentels et marées noires.
Longtemps considérée comme une "mauvaise herbe" envahissante, l'asclépiade pourrait ainsi être cultivée à grande échelle dans la vallée du Saint-Laurent au profit des manufacturiers de vêtements chauds... et des papillons monarques.
Les propriétés médicinales et textiles de cette soie étaient déjà connues des Amérindiens qui l'utilisaient pour fabriquer une pommade contre les douleurs et pour confectionner des cocons et couffins. Ils avaient même transmis leurs connaissances aux premiers naturalistes français venus explorer le continent.

L'asclépiade commune est une plante vivace indigène peu exigeante qui colonise facilement les sols pauvres et secs, par dissémination de ses graines et par la formation de tiges souterraines (rhizomes). Elle affectionne les terrains perturbés comme les terrains vagues, les bords de route et les champs abandonnés. On la rencontre fréquemment en colonie dans les zones urbaines comme ici à Montréal, en bordure d'une voie ferrée (Champ des possibles, Mile-End). 


mardi 5 novembre 2013

Parasol

Caractéristique des régions méditerranéennes, le pin parasol ou pin pignon (Pinus pinea) abonde en bord de mer et dans les maquis du sud de la Corse.
En été, sa cime qui s'étale en parasol permet aux randonneurs de se protéger du soleil... le temps d'une petite sieste.
Sa graine riche en huile, le pignon, est utilisée en cuisine pour préparer le pesto ou parfumer les salades, pâtisseries, pizzas et autres recettes méditerranéennes.

Pin parasol, plage de Palombaggia, Corse

samedi 9 octobre 2010

Tournesol urbain

Au coin des rues Rachel et Papineau, un tournesol (Helianthus annuus) s'est frayé un passage vers la lumière au travers du trottoir éventré. Sa graine aura probablement été apportée par un écureuil gris du Parc Lafontaine.

Les fleurs au centre du capitule sont disposés selon des spirales

Cette plante originaire d'Amérique est cultivées pour ses graines très riches en huile. Toutefois le tournesol présente un autre intérêt. Il peut être utilisé pour décontaminer les sols. Ses racines peuvent en effet extraire de grandes quantités de métaux lourds et les accumuler dans ses parties aériennes. C'est ce qu'on appelle la phytorémédiation par extraction, ou plus simplement la phytoextraction.

jeudi 23 septembre 2010

Zygène des prés


Très facile à observer, la zygène des prés ou du trèfle (Zygaena trifolii) peut rester immobile un bon moment sur les fleurs. Elle affectionne de préférence le trèfle.

dimanche 29 août 2010

Agave américain (Agave americana)


Hampes florales d'agave sur la corniche de Cannelle, Centuri, Cap Corse (juillet 2010)

Détail d'une fleur d'agave
Rosettes de feuilles épaisses de couleur vert bleuté de l'agave américain    De Corse 2010

Originaire du Mexique, l'agave (Agave americana) a été introduit au 16e siècle en Europe et s'est répandu dans les régions méditerranéennes. Bien acclimaté, il pousse de préférence dans les lieux rocheux comme les falaises ou au bord des chemins. Appelée aussi "plante centenaire" en raison de sa grande longévité, cette plante robuste ne fleurit qu'une seule fois, avant de mourir. Sa hampe florale qui peut mesurer jusqu'à 8 m de hauteur porte de nombreuses fleurs tubulaires qui font la joie des insectes.

jeudi 11 février 2010

Cladonia


Cladonia cristatella et Cladonia rangiferana, Parc national des Grands-Jardins


Les espaces ouverts et sablonneux des Grands-Jardins sont abondamment colonisés par les lichens fruticuleux. La cladine rangifère (Cladonia rangiferina) y forme des masses denses et compactes qui ressemblent à des coraux. Espèce typique de la forêt boréale et de la toundra arctique, elle constitue la nourriture de base du caribou (Rangifer tarandus caribou). Dressée, la Cladonia cristatella est surmontée par de petits disques de couleur rouge qu'on appelle apothécies. Ce sont les appareils reproducteurs de ces lichens.

mercredi 5 août 2009

Figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica)


Figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica), Pagliajhu du Lotu dans le désert des Agriates

Originaire du Mexique, où il est appelé nopal, le figuier de Barbarie est un cactus qui s'est répandu dans tout le pourtour méditerranéen suite aux voyages de Christophe Colomb. Disséminé autant par les hommes que par les oiseaux, il a proliféré au point de devenir une plante caractéristique des paysages méditerranéens comme ceux de la Corse. Plante bénéfique pour les régions arides, le figuier de Barbarie sert à lutter contre l'érosion du sol et de barrière coupe feux. Ses fruits charnus comestibles sont aussi une source importante de vitamine C. D'ailleurs, les Aztèques le cultivaient, il y a déjà plus de 5000 ans.

samedi 13 septembre 2008

mardi 11 mars 2008

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