Le fruit de l'asclépiade commune (Asclepias syriaca, Asclépiadaceae) est un follicule en forme de fuseau ou gousse qui contient une centaine de graines. À l'automne, la gousse mure devient sèche, se craquèle et s'ouvre pour laisser sortir les petites graines dotées de longs fils soyeux et fins qui ressemblent à du coton ou de la soie.
Cette fibre douce, soyeuse, chaude, absorbante et imperméable qui peut être tissée suscite l'intérêt récent des industriels du textile (Agence Science-Presse, 13.08.2013; Radio-Canada, 20.10.2014). Hydrophobe et oliofuge, elle pourrait aussi servir à absorber les hydrocarbures lors des déversements pétroliers accidentels et marées noires.
Longtemps considérée comme une "mauvaise herbe" envahissante, l'asclépiade pourrait ainsi être cultivée à grande échelle dans la vallée du Saint-Laurent au profit des manufacturiers de vêtements chauds... et des papillons monarques.
Les propriétés médicinales et textiles de cette soie étaient déjà connues des Amérindiens qui l'utilisaient pour fabriquer une pommade contre les douleurs et pour confectionner des cocons et couffins. Ils avaient même transmis leurs connaissances aux premiers naturalistes français venus explorer le continent.
L'asclépiade commune est une plante vivace indigène peu exigeante qui colonise facilement les sols pauvres et secs, par dissémination de ses graines et par la formation de tiges souterraines (rhizomes). Elle affectionne les terrains perturbés comme les terrains vagues, les bords de route et les champs abandonnés. On la rencontre fréquemment en colonie dans les zones urbaines comme ici à Montréal, en bordure d'une voie ferrée (Champ des possibles, Mile-End).
dimanche 26 octobre 2014
dimanche 5 octobre 2014
Bohoreau gris à l'affût
Bihoreau gris ou Héron bihoreau (Nycticorax nycticorax) sur les berges de la rivière des Prairies en aval du vieux moulin dans le parc de l'île de la visitation (Montréal)
Les berges de la rivière des Prairies, en aval du vieux moulin, sont aussi fréquentées par de nombreuses outardes.
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dimanche 28 septembre 2014
L'Étang du Jardin Botanique à l'automne
dimanche 21 septembre 2014
Les cormorans du Parc La Fontaine
L'étang du Parc La Fontaine est habituellement fréquenté par de nombreux canards colverts et goélands à bec cerclé. Fait inusité, depuis plusieurs jours, la faune aviaire s'est enrichie de nouveaux venus : des cormorans! Selon mes observations, il s'agit de deux couples de cormorans à aigrettes (Phalacrocorax auritus). Leur plumage brun sombre et leur bec orange laissent à penser que ce sont de jeunes individus. J'ai fréquemment observé des cormorans à aigrettes sur les rives et les îles du Saint-Laurent, mais jamais dans un parc aussi urbain que le Parc La Fontaine... en plein cœur de Montréal!

Les quatre cormorans passent leur temps à poser fièrement sur les rives bétonnées de l'étang et à sécher leurs ailes au soleil... au grand plaisir des promeneurs et des photographes. De temps en temps, ils plongent dans les eaux vertes, à la recherche de quelques poissons ou crustacés. Selon les employés du parc, ces cormorans se nourrissent principalement des poissons rouges qui sont introduits à chaque début de saison. Au cours des dernières années, plusieurs témoins ont observé la présence d'écrevisses sous les roches qui tapissent l'étang, et celles-ci sont peut-être aussi au menu des cormorans.

Peut-être sont-ils aussi attirés par les toutes nouvelles eaux colorées de l'étang?! En effet, depuis deux ans, l'étang du Parc La Fontaine, qui a été aménagé sur une baissière naturelle en 1900, s'est refait une beauté et ses eaux ont été traitées pour limiter la prolifération des algues filamenteuses et des myriophylles : installation de bâches au fond de l'étang pour les empêcher de croître, d'un système d'aération pour oxygéner l'eau, ajouts de bactéries nitrifiantes, d'un algicide bactériostatique et d'un colorant naturel pour limiter la pénétration des rayons du soleil (d'où la couleur verte sur les photos), etc. L'installation d'îlots flottants végétalisés pour décomposer la matière organique est aussi envisagée au cours des prochaines années...


Opportunistes, ces cormorans recherchent peut-être tout simplement la tranquillité et des proies faciles en fuyant la concurrence de leurs congénères qui, paraît-il, abondent en cette saison dans la vallée du Saint-Laurent et l'ouest du Québec. Probablement venus de l'estuaire du Saint-Laurent, ils auront trouvé refuge au Parc La Fontaine, avant de migrer plus au sud dans quelques semaines...
Dans les années 1960, les populations de cormorans à aigrettes avaient fortement décrues en raison des épandages massifs de DDT, un insecticide rémanent qui fragilise la coquille des œufs de plusieurs espèces d'oiseaux (voir PESTInfos : l'histoire controversée du DDT). Depuis l'interdiction du DDT dans les années 1970, les effets de l'insecticide se sont peu à peu dissipés, puis les populations se sont rapidement rétablies.
Dans toute l'Amérique du Nord, les populations de cormorans à aigrettes sont désormais en forte hausse au point de susciter la grogne des pêcheurs et pisciculteurs et la mise en place de mesures de contrôle, particulièrement aux États-Unis. Considérés comme envahissants, parfois qualifiés d’intrus ou de calamités, ils sont même accusés de mettre en péril la survie des grands hérons. Des critiques et une mauvaise réputation qui sont souvent contredites par les études.
Bien que les cormorans soient en effet de grands consommateurs de poissons, aussi bien dulcicoles (perchaude, gobie, brochet, doré jaune) que marins (capelan, lançon), leurs impacts sur les stocks de poissons semblent relativement limités. Certes, ils ne trouveront ni perchaudes ni brochets au Parc La Fontaine, mais comme le dit la fable de Jean de La Fontaine, il n'est « point d'étang dans tout le voisinage qu'un Cormoran n'eût mis à contribution; Viviers et réservoirs lui payaient pension...».
Pour en savoir plus sur les populations de cormorans à aigrettes au Québec :
Les quatre cormorans passent leur temps à poser fièrement sur les rives bétonnées de l'étang et à sécher leurs ailes au soleil... au grand plaisir des promeneurs et des photographes. De temps en temps, ils plongent dans les eaux vertes, à la recherche de quelques poissons ou crustacés. Selon les employés du parc, ces cormorans se nourrissent principalement des poissons rouges qui sont introduits à chaque début de saison. Au cours des dernières années, plusieurs témoins ont observé la présence d'écrevisses sous les roches qui tapissent l'étang, et celles-ci sont peut-être aussi au menu des cormorans.
Peut-être sont-ils aussi attirés par les toutes nouvelles eaux colorées de l'étang?! En effet, depuis deux ans, l'étang du Parc La Fontaine, qui a été aménagé sur une baissière naturelle en 1900, s'est refait une beauté et ses eaux ont été traitées pour limiter la prolifération des algues filamenteuses et des myriophylles : installation de bâches au fond de l'étang pour les empêcher de croître, d'un système d'aération pour oxygéner l'eau, ajouts de bactéries nitrifiantes, d'un algicide bactériostatique et d'un colorant naturel pour limiter la pénétration des rayons du soleil (d'où la couleur verte sur les photos), etc. L'installation d'îlots flottants végétalisés pour décomposer la matière organique est aussi envisagée au cours des prochaines années...
Opportunistes, ces cormorans recherchent peut-être tout simplement la tranquillité et des proies faciles en fuyant la concurrence de leurs congénères qui, paraît-il, abondent en cette saison dans la vallée du Saint-Laurent et l'ouest du Québec. Probablement venus de l'estuaire du Saint-Laurent, ils auront trouvé refuge au Parc La Fontaine, avant de migrer plus au sud dans quelques semaines...
Dans les années 1960, les populations de cormorans à aigrettes avaient fortement décrues en raison des épandages massifs de DDT, un insecticide rémanent qui fragilise la coquille des œufs de plusieurs espèces d'oiseaux (voir PESTInfos : l'histoire controversée du DDT). Depuis l'interdiction du DDT dans les années 1970, les effets de l'insecticide se sont peu à peu dissipés, puis les populations se sont rapidement rétablies.
Dans toute l'Amérique du Nord, les populations de cormorans à aigrettes sont désormais en forte hausse au point de susciter la grogne des pêcheurs et pisciculteurs et la mise en place de mesures de contrôle, particulièrement aux États-Unis. Considérés comme envahissants, parfois qualifiés d’intrus ou de calamités, ils sont même accusés de mettre en péril la survie des grands hérons. Des critiques et une mauvaise réputation qui sont souvent contredites par les études.
Bien que les cormorans soient en effet de grands consommateurs de poissons, aussi bien dulcicoles (perchaude, gobie, brochet, doré jaune) que marins (capelan, lançon), leurs impacts sur les stocks de poissons semblent relativement limités. Certes, ils ne trouveront ni perchaudes ni brochets au Parc La Fontaine, mais comme le dit la fable de Jean de La Fontaine, il n'est « point d'étang dans tout le voisinage qu'un Cormoran n'eût mis à contribution; Viviers et réservoirs lui payaient pension...».
Pour en savoir plus sur les populations de cormorans à aigrettes au Québec :
- Dombrowski P., 2011. Le cormoran à aigrettes au lac Saint-Pierre : intrus indésirable, allié opportun ou... un peu des deux? Ressources naturelles et Faune Québec (PDF)
- Énergie et Ressources Naturelles Québec - Mauricie. Restauration du stock de perchaude du lac Saint-Pierre. Opérations de contrôle de la population de cormorans à aigrettes. 2008-2013
- Nature Québec. La bête noire du Saint-Laurent. Bulletin vol. 2, no 3, juillet 2011
- Observatoire Global du Saint-Laurent (OGSL). Cormoran à aigrette. Base informatisée des oiseaux marins du Québec
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