mardi 6 mai 2014

« Anticosti : la chasse au pétrole extême »

Sauvage et mystérieuse, l'île d'Anticosti est la plus grande île du Québec et l'un de ses plus beaux sites naturels. L'île est recouverte par d'immenses forêts de conifères et tourbières qui abritent une faune abondante et une flore diversifiée. Elle est parcourue par une multitude de rivières aux eaux cristallines qui coulent dans les replis calcaires en formant parfois de vertigineux canyons. Bordée tantôt par de hautes falaises escarpées entrecoupées de larges baies, tantôt par de longues plages de galets et de sable, l'île déploie de spectaculaires paysages marins, envoutants et imprévisibles. Niché au cœur du golfe du Saint-Laurent, ce joyau du patrimoine naturel québécois n'en reste pas moins fragile. Modifiée par l'Homme et par le réchauffement climatique, l'île ne cesse de changer et de s'adapter. L'île d'Anticosti est aujourd'hui menacée par l'exploitation pétrolière et les gaz de schistes.


Canyon de la rivière Observation, Anticosti, Québec, août 2002
Inquiet de voir l'île dévastée par les compagnies pétrolières, Dominic Champagne est allé à la rencontre du territoire et des gens qui y vivent. À l'heure du réchauffement climatique, le réalisateur québécois s'interroge sur la nécessité d'exploiter le pétrole d'Anticosti.

lundi 5 mai 2014

Bain de soleil

Tortues peintes (Chrysemys picta), Jardin botanique de Montréal
Avec les premiers rayons du soleil printanier, les tortues peintes du Jardin botanique sortent d'une longue hibernation et se rassemblent sur les souches et les rives de l'étang pour réchauffer leur carapace. Tout comme les lézards ou les serpents, les tortues sont des reptiles poïkilothermes, des animaux à « sang froid » dont la température dépend de la température ambiante. Elles passent des heures à se prélasser au soleil. Ces bains de soleil sont indispensables à leur survie. Les rayons ultraviolets du soleil leur permettent de fabriquer du cholécalciférol ou vitamine D3, un élément essentiel pour assimiler le calcium et le phosphore et assurer une bonne croissance des os et des cartilages.
Pour survivre à l'hiver, les tortues peintes doivent hiberner dans le fond envasé de l'étang, là où l'eau ne gèle pas. Fait remarquable, les jeunes tortues passent leur premier hiver dans le sol. Elles produisent alors un antigel naturel qui leur permet de supporter des températures de -10 °C.
Dans la tradition algonquine, les Tortues peintes sont souvent assimilées aux escrocs. Très communes dans toute l'Amérique du Nord, du sud du Canada au nord du Mexique, elles sont désormais fréquemment adoptées comme animaux de compagnie.

Goéland à bec cerclé

Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis), Jardin botanique de Montréal

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